Historique





Je suis la ménagère de moins de cinquante ans.

Je ne supporte pas l'idée de n'avoir rien à répondre quand mon fils me demandera ce que j'ai fait à un moment charnière où le bon sens et la simple humanité cédaient le pas face à des bureaucratisations anti-démocratiques et à de puissants intérêts (minoritaires et dilués).

(En plus, j'en avais marre de jouer les disques rayés auprès de mes amis...Tiens, bonjour à vous, d'ailleurs! ...Ici, vous trouverez enfin toutes les coordonnées des organismes que je vous recommande depuis des années! Bisous!)

Ce site n'est affilié à aucun parti, ni aucune organisation. C'est le fruit d'une initiative individuelle.


Son but est d'aller au-delà du simple constat pour agir par tous les moyens possibles (non révolutionnaires) contre des pratiques qui mettent à court-terme des êtres humains en péril.



Les moyens utilisés sont les suivants:

- regrouper les personnes souhaitant une société au service de leur bien-être de façon à ce qu'ils puissent coordonner leurs actions et s'informer mutuellement.

- recenser et populariser les initiatives et les pistes d'actions permettant de contrer l'influence de pratiques nuisant à la généralisation du bien-être de chaque être sur cette planète.

- encourager la réflexion et les pratiques permettant à chaque personne d'avoir les moyens de se sentir bien dans le monde.


Les convictions:

- Notre indignation ne suffit pas.

Râler contre une situation procure une sensation de satisfaction, qui ne sert en fait qu'à renforcer notre image de nous-mêmes, à nous donner un sentiment de haute valeur morale, vecteur d'auto-congratulation et de consolation (lire John Elster). Ce site est dédié à tous ceux qui sont conscients que l'émotion ne peut suffire.

- Les moyens politiques disponibles, pour contrer les effets des dérégulations des années 1990 notamment, sont pour l'instant, dérisoires et inefficaces. Les citoyens doivent intervenir pour tenter de juguler la "bête" ultra-libérale dont les débordements ne sont financièrement profitables qu'à une très petite minorité d'individus et d'entreprises. Nous avons tous à y gagner. La "bête" est acéphale, alors rien ne sert de chercher à viser une tête éventuelle: c'est son ventre qui la mène. Il faut lui couper les vivres. C'est en adoptant une consommation militante que nous pouvons chaque jour contribuer à changer la donne.

Observons bien: derrière chacune des sphères qui n'ont pas été frappées par un rétrogradation récente, il y a des lobbies citoyens associatifs ou des plaintes appuyées et répétées auprès de représentants politiques ou d'entrepreneurs (surtout aux USA, dans ce dernier cas). Ne surrestimons pas les forces des activistes en place, ils sont trop peu nombreux pour ne pas être vulnérables et dépassés par la rapidité à laquelle vont les transformations aujourd'hui. Plus nous serons nombreux à être vigilants, plus nous formerons un contre-pouvoir efficace.



- Cette planète peut actuellement encore tous nous nourrir si nous repensons nos façons de vivre. Nous sommes plus que jamais co-dépendants sur cette terre, et nous commençons à avoir les moyens d'être solidaires. Les actes des uns se répercutent sur les autres, chacun peut en prendre conscience.

- L'argent peut participer au bonheur, mais transmettre, se sentir utile, se dépasser, vibrer, communiquer, créer, échanger ...aussi. Ce qui n'a pas de prix est aussi précieux... "Cela tombe bien qu'il n'y ait pas que l'argent qui compte dans la vie....", ai-je entendu dire sur France Culture en Octobre, ".....car dans une crise comme celle-ci, ce qui reste, justement, c'est ... le reste!"

- Les opinions politiques ont toutes un fondement psychique que l'on s'efforce de faire oublier par des discours cérébraux, idéalistes et dogmatiques.

En nous efforçant d'aller à la découverte de ces croyances inconscientes qui motivent nos choix et nos actes politiques, nous nous permettons d'envisager de les re-choisir éventuellement. C'est dans cet esprit que j'ai fait parfois apparaître des "clés psychologiques" en regard des actions proposées.

Les préjugés nous freinent considérablement. Ils sont sécurisants, mais tout sentiment de sécurité, bien que confortable, reste illusoire, alors autorisons-nous à penser neuf, à penser autrement.



- Les hommes grandissent à chaque remise en cause constructive de leurs croyances et s'abrutissent à persister dans des façons d'être dont ils héritent comme de vieux programmes inadaptés. Même si nos actions s'avéraient inefficaces, avoir tenté ce dépassement nous aurait, en soi, émancipés.

- Tentons de mettre en place uniquement ce qui nous fait vraiment du bien... Mais arrêtons-nous un instant pour penser à ce qui nous fait vraiment du bien. Nous nous sentons mieux quand nous choisissons d' avoir moins parce que nous sommes conscients que nous faisons tout notre possible pour préserver l'avenir de nos enfants et parce que nous détestons tous, dans le fond, l'idée que les gamins des pauvres de l'autre bout du monde s'usent la santé à produire des objets qui ne nous sont pas essentiels.

Quand nos valeurs sont en accord avec nos actes, nous cessons d'être divisés intérieurement et taraudés par un vague sentiment de culpabilité persistant. L'idée n'est pas de tout faire pour sauver l'homme, car cela engendrerait des frustrations capables de générer de la violence et un retour à la case départ, mais de faire ce que l'on peut et ce qui nous rend contents de nous-mêmes.

- Si l'on veut que les super-structures sociales et politiques réagissent aussi vite que celles qui sont mues par l'appât du gain immédiat, il faut qu'elles soient aiguillonnées en permanence par des citoyens hyper-réactifs et hyper-informés veillant pour maintenir les acquis sociaux et améliorer la démocratie. Le "travail" de citoyen devrait être rémunéré de façon à ce que chacun puisse consacrer moins de temps à la production de biens et plus au partage de ceux-ci, et à l'exercice de ses droits et devoirs.

Il faut aussi repenser les structures politiques et administratives actuelles de façon à ce qu'elles puissent elles-aussi être 20 fois plus réactives, rapides et informées qu'aujourd'hui.



- La conception surannée de la démocratie qui veut qu'on élise des gens "qui savent" pour qu'ils décident pour nous, qui sommes censés n'y rien connaître, doit disparaître. Une vraie démocratie implique de former à l'école et ailleurs, non pas de futurs employés, mais de futurs citoyens, aptes à faire, de manière individuelle parfois, des choix informés et rationnels pour le bien-être du plus grand nombre. Ces citoyens doivent aussi ne pas avoir froid aux yeux : un bon nombre de mensonges politiques ont pour but d'éviter des mouvements de panique au sein de la société. Faisons en sorte que cette excuse-là n'en soit plus une. Enseignons le courage pour mériter la vérité, ou alors contentons-nous de devenir les esclaves silencieux et consentants de sociétés sécuritaires et vénales. Revenir à un idéal d'organisation sociale prônant la liberté et l'émancipation de l'être humain deviendra presqu'impossible si nous tardons à réagir. N'ayons pas peur, mais soyons bien dans nos baskets, conscients et actifs.

- Les parents souhaitent majoritairement dans les pays industrialisés que leurs enfants soient heureux, sans réfléchir à ce que cela implique, avec juste une vague idée qu'ils ne doivent manquer de rien. Une étude récente a démontré que ce qui rend les gens heureux c'est de pratiquer des activités qui demandent un dépassement modéré de soi-même. Voici ici justement quelques occasions à saisir. pour cela ... ; )


- J'aime bien cette phrase :"Ce qui n'est pas donné est perdu" , ou "la Résurrection, c'est juste de continuer à vivre à travers l'Amour que l'on a apporté aux autres"( Soeur Emmanuelle ).

Si ce sont les actes altruistes qui perdurent.... un petit geste pour devenir immortels sans grand effort?!

: )


Sur ce site, vous trouverez des tas d'idées pour agir!


Merci à Paul et Etienne pour les heures d'écoute ou de lecture bienveillantes.

Merci à tous mes inspirateurs depuis des années: Patrice van Eersel et l'équipe de Nouvelles Clés, Gil Fronsdale, les auteurs de Consomm'action et Biocontact, les journalistes de BBC World, Christophe André, Michel Onfray et j'en oublie...sorry...




AM Bouhours

Contact: shinhei67@gmail.com