AGIR

pour une société au service du bien-être de l'homme:

consommer autrement!






C'est dans ce domaine qu'il nous est le plus facile d'être actifs.

L'idée est toute bête: il s'agit de donner votre argent (= du pouvoir, de nos jours) aux entreprises et aux personnes qui sauront l'utiliser de la manière la plus bénéfique socialement et environnementalement.


Produire soi-même plutôt qu'acheter.

Quand je fais une robe, je sais que ce vêtement n'aura pas coûté la vue à une chinoise exploitée et qui travaille dans des usines où des vapeurs toxiques sont émises. Je sais aussi que je développe des compétences pratiques et que ça fait de moi un être humain plus complet que si je passe mon temps à pousser des caddies.

Tiens, ça me fait penser à Gandhi qui prônait aux Indiens de filer leur coton eux-mêmes...


La petite chinoise n'aura pas de travail? Alors tant mieux, ainsi elle restera à l'école et aussi auprès de ses parents qui, un jour, seront payés décemment si l'internationalisation des mouvements syndicaux continue et surtout si les taxes environnementales encouragent enfin la vente des produits sur place. Les Chinois devront en effet alors développer leur marché intérieur et donc augmenter les salaires.


Je fais aussi mon potager, mon pain et mes yaourts. Oui, j'ai pris un temps partiel pour m'occuper de mon fils, et c'est fou tout ce qu'il apprend en me voyant faire. Au moins un qui saura utiliser ses mains!



Echanger plutôt qu'acheter.

L'objectif est double: polluer moins en réduisant la production et affaiblir les multinationales dont la richesse extrême influe sur les instances politiques de régulation.

Pensons à Emmaus et aux trocantes et autres sites bien-connus d'échanges sur Internet!

L'argent qu'on économise peut servir pour craquer pour un bel objet d'artisanat local!

"Think global, act locally", comme on dit!


Les SELs sont des réseaux qui permettent d'échanger des services et des savoirs-faire. Le retour de l'entraide mais avec une grande souplesse et un idéal de transformation sociale.

Des offres d'échanges de services sont aussi proposés sur:

http://www.place-publique.fr/rubrique154.html

(pensez à votre sécurité...)


Préférer acheter dans les solderies qui se spécialisent dans la reprise d'invendus, de faillites et de saisies en douane

Vous évitez aux produits que vous achetés là d'être détruits ou envoyés à l'étranger (ce qui constituerait une pollution supplémentaire)

De plus ces enseignes ne font pas de publicité (ou très peu).Vous n'alimentez pas les réseaux commerciaux aux pratiques peu éthiques (une partie de l'argent que vous payez va, dans certains cas, à l'état français)

Vous faites des économies, ce qui vous permet d'acheter plus souvent des produits bio ou de l'artisanat local, en parallèle.


Acheter aux gens que l'on aime.

Choisissez l'étal au marché dont le vendeur est un chic type qui utilisera votre argent pour acheter une voiture qui pollue peu, et non un arrogant qui s'achète des 4/4 pour être sûr d'écraser les autres. Cynisme pour cynisme, il est préférable que ce soient les personnes odieuses et sans scrupules qui meurent de faim que celles qui sont sympathiques et respectueuses des autres! Même dans les jungles, certains animaux sont solidaires...


Préférer toujours les coopératives (mutuelles, magasins, banques...) qui ne sont pas soumises à la spéculation et à l'obsession du profit maximal quelqu'en soit le coût humain et écologique.

- Les Biocoops

Dans ces coopératives vous trouvez des produits bio avec la garantie qu'ils ont été produits dans un esprit d’équité et de coopération. Si le prix est plus cher, on s'aperçoit vite aussi que les aliments sont plus nourrissants (pas gonflés artificiellement à l'eau par exemple) et agréables, et on se met à manger différemment pour pas plus cher!

- Les AMAPs

Les associations de maintien de l’agriculture paysanne) permettent aux agriculteurs d'être payés décemment pour leur travail. Quand ils vendent aux chaînes de supermarchés, ils sont très peu payés et doivent vivre de subventions européennes qui ont d'autres effets désastreux indirectement, par ailleurs, sur le commerce africain.

Préférons de toutes façons faire nos courses en utilisant les circuits courts : ventes directes, coopératives de producteurs, et bien sûr marchés locaux.

- La Nef/ le crédit Coopératif

Une banque coopérative qui permet d'investir dans des projets à vocation écologique ou sociale. Cela fait 20 ans qu'ils existent!

Pas de risque de tomber sur des produits fiscaux louches chez eux..

C'est toujours agréable de savoir que notre argent travaille pour des projets auxquels on adhère plutôt qu'à l'industrie de l'armement ou au développement des OGMs

Les biocoops font confiance à la Nef depuis longtemps.

- La Maif

La MAIF, une assurance coopérative, refuse la notion de profits individuels. Les excédents réalisés sont répartis entre les sociétaires sous la forme d'une ristourne ou affectés au renforcement de l'assise financière de la mutuelle.Cette assurance s'adresse principalement aux profs, mais pas seulement.
Je ne peux garantir que les idéaux d'origine soient préservés. Tout témoignage sur le sujet serait intéressant!

En complément de ce site, veuillez consulter:

www.notre-planete.info: Une mine de conseils sur un site ressource en matière d'environnement (énergie, achats, tris)








Les clés psychologiques

Ce n'est pas compliqué, si l'on veut sauver l'homme de la pollution, (ce sont bien les hommes qu'il faut sauver, la planète en a vu bien d'autres, elle!), il faut consommer deux à dix fois moins.

De toutes façons, c'est mathématique, pour que tout le monde vive comme un Américain ou un Français, il faudrait 7 planètes comme la terre, donc comme on n'en a une seule, soit on consomme moins, soit on supprime les 6/7e des humains de la planète.

Vous hésitez encore à changer de mode de vie après cette équation?

De toutes façons, si l'on travaille moins, on a moins d'argent, donc on consomme moins, voilà qui est très bien!

Maintenant, nous n'avons pas envie de nous restreindre, de revenir à un confort basique, nous voulons profiter de la vie à pleines dents!

Il suffit peut-être d'en profiter différemment.

Danser en buvant du whisky avec des lumières qui vous aveuglent et des sons trop forts, ça fait du bien quand on n'assume pas son corps. Par contre, quand on est bien dans ses baskets, on a pas besoin de tout ça pour "s'éclater".
Pourquoi les Africains ont-ils une joie de vivre que nous n'avons pas en Europe? Si notre développement ne nous apporte pas cette joie, est-il vraiment optimal? Choisirons-nous les pilules pour être heureux ou un changement radical des priorités dans nos vies?